HISTORIQUE DE MOBILISACTION JEUNESSE
Jacques Béland

Le parcours professionnel de Jacques Béland est marqué du sceau des arts, principalement de la musique, de l’Histoire et de la spiritualité.

Après des études de 3e cycle au Conservatoire de musique de Québec, il complète sa formation par un baccalauréat en enseignement qui marquera la mesure des 34 ans qu’il passera dans l’enseignement, dont 29 à la commission scolaire des Premières-Seigneuries (Chutes-Montmorency).

C’est cependant dans l’engagement social et personnel, guidé entre autres par son attachement à la transmission des valeurs, par son intérêt pour l’histoire et par sa foi, qu’il mènera parallèlement plusieurs activités le conduisant dans les coulisses et aux commandes de nombreuses créations artistiques visant principalement les jeunes en quête de leur identité profonde.

D’un camp musical à l’Île d’Orléans à la vice-présidence des Amis de la Maîtrise du Chapitre de Québec, entre l’une de ses compositions interprétées par l’Orchestre symphonique de Québec, dans le cadre des célébrations du 450e anniversaire du premier voyage de Jacques Cartier et de multiples prises de position en faveur de l’art, on retrouve rapidement Jacques Béland à la tête du Festival des jeunes de Québec ou comme fondateur du Prix du Mérite canadien « Jeunesse – Éducation ».

Au milieu des années 1990, il émerge comme créateur et producteur de la première mouture de « La beauté sauvera le monde », spectacle présenté d’abord à Québec, puis en Beauce, à Baie-Saint Paul, Chicoutimi et Montréal, avant de revenir à Québec pour ouvrir la 15e édition de l’Estival Juni-Art, festival international destiné à la jeune relève artistique dont il était évidemment l’instigateur.

Quelques années plus tard, il présentera à l’Oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal une version de « La beauté sauvera le monde » qui deviendra, pour l’Archidiocèse de Montréal, l’activité de clôture du Grand Jubilé de l’An 2000.

Ces nombreuses réalisations ont amené l’auteur et compositeur à proposer une série d’ateliers et de séminaires, destinés principalement aux jeunes du secondaire et abordant ces thèmes difficiles, en vue de mettre ultimement l’art au service et au cœur de la formation personnelle des jeunes. C’est ainsi qu’est née l’Expérience Voir Clair, qui devait motiver la création de Mobilisaction Jeunesse.

Fort de son attachement à ses racines familiales, dont sa filiation maternelle française, de la chance qu’il a eue d’avoir fréquenté cette petite école si grande, il a trouvé auprès de ses maîtres à penser qu’ont été les Georges-Henri Lévesque et Paul Gérin-Lajoie une inspiration de tous les instants, marquée par leur détermination, leur rigueur, leur humanité, leur courage, leur recherche de vérité et leur humilité.

La Nouvelle Chevalerie du XXIe siècle, dont il question dans « La beauté sauvera le monde » mais toujours sur sa table à dessin, donnera à Jacques Béland l’occasion de permettre à des jeunes de participer à des missions d’engagement social, en continuité avec les valeurs humanistes prônées par ces personnages ô combien inspirants dans l’histoire récente du Québec.

Tout au long de son cheminement professionnel et artistique, Jacques Béland a fait sienne la déclaration d’Alexandre Soljenitsyne qui, dans son discours de Stockholm, déclarait : « La conviction profonde qu’entraîne une véritable œuvre d’art est absolument irréfutable, elle contraint même le cœur le plus hostile à se soumettre. »

En tant qu’éducateur, il a acquis la conviction profonde que son « œuvre » ne serait jamais terminée.